12.
Quels points communs entre Le Bushido de l’Écrivain et Le Roman Impossible ? Au-delà de ce qui relève du trivial, plusieurs choses lui venaient à l'esprit.
Le sujet tout d'abord. Les deux abordaient en premier la question de l'écriture sous un angle problématique, même si cette problématique se déployait différemment. Ce sujet commun, traité d'une façon différente pouvait placer ces deux œuvres comme étant le pendant l'une de l'autre.
La régularité dans leur écriture était un deuxième point commun. Dans l'un et l'autre cas, il écrivait un chapitre par jour en consacrant un temps limité au premier jet, environ une demi heure. Manquait pour Le Roman Impossible le moment de concentration préliminaire d'à peu près la même durée.
Le format, court, de chaque chapitre. Celui-ci n'était pas lié par la durée. C'était même plutôt le contraire. C'était parce qu'il avait choisi de très courts chapitres qu'il pouvait se permettre de si courtes séances. Le temps ne lui avait pas manqué pour Le Bushido, il aurait pu lui en consacrer bien plus. Il avait choisi de faire de très brefs chapitres pour s'obliger à une écriture plus concise, limitée à des phrases courtes, à des idées simple et des émotions intenses. Il en était même venu, après Le Bushido à écrire sur des cartes de correspondance, s'obligeant à ne plus dépasser ce format. Le carnet adopté pour Le Roman Impossible présentait le même avantage : l'Auteur se limitait à un seul feuillet.
Etait-ce tout ? Le sujet, le format, la régularité ?